Espagne : 10.000 euros pour l’aéroport de Ciudad Real

L’aéroport de Ciudad Real a coûté la somme colossale de 450 millions d’euros. Cela concerne la piste d’atterrissage, la tour de contrôle, les hangars et une partie des terrains. Suite à sa mise aux enchères, il a fini par trouver un acquéreur le vendredi 17 juillet pour un montant dérisoire de 10.000 euros, et ce, après plusieurs tentatives de ventes. Son acquéreur n’est autre que le véhicule d’investissement chinois Tzaneen international qui dispose d’une capitale sociale de 4.000 euros. D’ailleurs, c’est le seul candidat qui s’est inscrit au rachat de l’aéroport. Il explique la faiblesse de son offre par l’existence « d’une zone immobilière adjacente fragmentée, des charges réelles élevées, la suspension des licences » pour opérer ainsi que les « dépenses significatives inévitables » pour la maintenance des infrastructures.

Une porte d’entrée en Europe pour les marchandises chinoises

Malgré cela, Tzaneen laisse entendre qu’il compte bien investir entre 60 et 100 millions d’euros dans l’achat du terminal, du parking et des terrains manquants. De cette façon, l’aéroport de Ciudad Real pourra se remettre en fonctionnement et servir de « porte d’entrée en Europe » du transport marchandises, notamment en provenance de la Chine. Etant le premier aéroport privé de l’Espagne, il est principalement le symbole de la bulle immobilière des années 2000. En outre, il est partiellement responsable du premier sauvetage bancaire du pays.

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Vers la fin de l’année 2011, des vols commerciaux s’effectuaient sur ses pistes, parmi les plus longues d’Europe et les derniers vols privés datent de 2012. Ainsi, ces longues allées du Terminal ont accueilli moins de 100.000 passagers en quatre ans. Après cela, il a uniquement servi à des tournages publicitaires ou cinématographiques, le temps de trouver un acquéreur. Au départ, l’aéroport de Ciudad Real était proposé à 100 millions d’euros. Sans succès, il a été rabaissé à 80 millions. Hier, le 17 juillet, le groupe chinois l’a acheté aux enchères sans les infrastructures. Toutefois, le tribunal donne jusqu’au 15 septembre aux potentiels acheteurs pour proposer des contre-offres.

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